Exposition Paul Lancre

Article paru dans Ouest France le 12 novembre 2014.

Exposition à Alençon. Ses photos ont capté la vie loin du front.

Paul Lancre a photographié La Perrière et ses villageois de 1911 à 1920. Une exposition est consacrée à ses clichés aux archives départementales.

Le conseil général propose, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, une exposition de 110 photos prises par Paul Lancre à La Perrière, intitulée « Un village de l’arrière dans la Première Guerre mondiale ». « On voulait montrer autre chose de cette guerre », explique Jean-Pascal Foucher, directeur des archives départementales Au travers de ces clichés d’hommes, pris avant de partir au front ; de femmes aux champs ; d’enfants, qui pour certains, seront très vite orphelins ; du banquet offert aux Poilus en 1919 ; de ces jeunes filles faisant la quête pour les orphelins… « On ne voit pas la guerre, mais on la sent en creux ». ses-photos-ont-capte-la-vie-loin-du-front Et contrairement à la majorité des photos prises à cette époque, celles-ci sont parfaitement renseignées : « elles sont toutes datées, avec le nom des gens, les lieux ». Du 12 novembre au 20 février, aux archives départementales de l’Orne, 8, avenue de Basingstoke à Alençon. Entrée libre. Renseignements : 02 33 81 23 00. L’exposition sera présentée à La Perrière de mars à mai 2015. PL

Théâtre : le 29 novembre à 20h30 salle des fêtes

afficheA force de naviguer sur un flot de mensonges, Thomas a fini par faire des vagues… Problème : les filles ont sorti leurs griffes…

Thomas trompe Florence depuis plusieurs mois mais n’ose pas rompre. Les copines de Thomas sont vite mises au courant par Geneviève, la mère de Manon, qui n’a plus toute sa tête et dit des choses qu’il aurait fallu taire…

Mais les mensonges de Thomas font des petits, et à force de ne pas vouloir faire de vagues, on finit par déclencher un raz de marée qui touche tout le monde…

Artistes : Laetitia Marchand, Lucas Jouny, Audrina Ferreira, Louisa Udol, Patricia Merlier, Vinny Giannitrapani, Françoise Hébert, Franck Roig, Patricia Boiron, Christian Avril
Metteur en scène : Brigitte D.

Le 11 novembre 2014

Voici quelques photos des commémorations de l’Armistice de la Grande Guerre. 32 soldats perriérois sont tombés pendant la guerre 14-18. L’association le Souvenir français a fleuri trois tombes au cimetière de la commune.
M. Le Maire a lu le courrier transmis par le ministère.
La Perthuisienne et 5 chanteurs de la Chorale de La Perrière ont permis d’avoir une belle messe dans l’église de Chemilly.
37 personnes de La Perrière et de Chemilly ont partagé un repas pour terminer cette journée du souvenir.

Réunion du Conseil municipal

Prochaine réunion du Conseil Municipal le mardi 18 novembre 2014 à 20h30.
Ordre du jour :
– Délibération relative à une décision budgétaire modificative – budget communal
– Délibération relative à une décision budgétaire modificative – budget assainissement
– Délibération relative à l’indemnité pour le gardiennage de l’église
– Délibération relative à une convention avec le syndicat d’alimentation en eau potable
– Comptes rendus des représentants de la commune aux organismes de coopération intercommunale
– Questions diverses

Exposition de photos de Paul Lancre de La Perrière

Aff-Village arriereUn village de l’arrière pendant la Première guerre mondiale. La Perrière photographiée par Paul Lancre

L’exposition Un village de l’arrière dans la Grande Guerre. La Perrière photographiée par Paul Lancre a pour ambition d’illustrer, à partir d’un fonds de photographies à la valeur esthétique et documentaire exceptionnelle, la vie d’une communauté villageoise de l’arrière pendant la Première Guerre mondiale. Paul Lancre, natif de La Perrière, a réalisé des centaines de photographies de son village et de la ville de garnison voisine où il était affecté, avec une approche à la fois artistique et documentaire, dans le souci de fixer la mémoire de ce qu’il voyait. Par la diversité des sujets traités, par la précision des légendes, ses photographies ont une valeur universelle. Elles illustrent de nombreux aspects de la vie à l’arrière qui ne sont habituellement perçus qu’à travers les sources écrites, parce que très rarement photographiés : la présence des troupes alliées, des prisonniers allemands, les réfugiés, l’effort de guerre avec les bucherons canadiens, la conscription, la présence épisodique des permissionnaires, les femmes et les enfants, le travail des champs, la fraternité avec les Alliés et les prisonniers, etc. Le fonds Paul Lancre, acquis par le Département de l’Orne en 2011, comprend 15 000 photographies, dont environ 2000 sur la Première Guerre mondiale.

Exposition labellisée Centenaire

Archives départementales de l’Orne (Alençon)
Du 12 novembre 2014 au 20 février 2015

La nouvelle vie de la Friche Dreux

Article paru dans le Perche le 22 octobre 2014.

La seconde vie des friches industrielles

Laissées à l’abandon, parfois réhabilitées, les friches industrielles du Perche représentent un véritable enjeu économique.

Delphine

HIVERNAGE pour camping-car, stockage, association, shooting de mode, tournage de film publicitaire… À La Perrière, l’ancienne entreprise Dreux (fermée en 1989) connaît une nouvelle jeunesse. Aujourd’hui baptisé La Friche du Haut Perché, le lieu revit doucement sous la direction de Delphine Desjouis-Jacob qui ne voulait pas voir ce site industriel disparaître.

L’histoire de La Perrière

« Nous avons racheté cette friche en 2010, explique Delphine Desjouis-Jacob. Presque trois hectares laissés à l’abandon. Les herbes sauvages envahissaient les allées, les ronces étaient fleurissantes. Certains bâtiments étaient par terre, d’autres résistaient tant bien que mal… Au départ, il s’agissait de pouvoir entreposer les camions de notre société de transport. Puis s’est posée la question du reste : qu’en faire ? Nous voulions préserver ce patrimoine. J’habite la commune depuis 1996 et l’entreprise Dreux fait partie de l’histoire de La Perrière. Cela me faisait mal au cœur de voir ce lieu se dégrader ainsi ».
Alors les idées fusent. Tout d’abord proposer des locaux de stockage, certains bâtiments étant en très bon état. « On a eu des demandes pour entreposer des caravanes, des camping-cars, divers véhicules pour l’hiver. Nous sommes d’ailleurs au complet ». D’autres espaces sont loués pour du stockage.

Equipe de tournage

La grande maison à l’entrée a été restaurée afin d’accueillir une association hollandaise qui propose des thérapies de groupes. Un projet artistique avec une scène de répétition est envisagé « mais l’ouverture au public est très compliquée ». Cette idée est donc mise de côté. Mais d’autres font leur bonhomme de chemin. « Cet été, nous avons reçu une équipe de tournage pour un film publicitaire. La société de production recherchait un site industriel, brut. Ils ont été conquis. Ils souhaitent revenir aussi nous réfléchissons à rénover un bâtiment afin d’accueillir d’autres tournages ». Des graffeurs reconnus ont été sollicités afin de réaliser de nombreux graffitis, visibles à l’intérieur du site.
Un photographe de mode est également venu faire quelques photos dans un des bâtiments. « Ces rendez-vous ponctuels sont intéressants pour nous, précise la propriétaire. Cela fait vivre le lieu. Et même si nous continuons à rénover cette friche, nous conserverons cette identité industrielle. On ne change aucune structure, on retape dans le même esprit. On modernise mais sans changer grand-chose ».

Ateliers d’artistes

Des contacts sont également pris avec des artistes locaux à la recherche d’ateliers. Bref, la friche industrielle née de la fermeture de l’entreprise Dreux semble renaître de ses cendres. Un long travail et beaucoup d’argent mais au final la fierté pour Delphine Desjouis-Jacob de participer à la sauvegarde d’un patrimoine commun. « Beaucoup de personnes se disent ravies que le site vive à nouveau, du moins que des bâtiments soient préservés ».
N.L.